Certification de l’hébergement en perspective
Certification de l’hébergement en perspective

Certification de l’hébergement en perspective

Certification des logements à la lumière du changement climatique

Bien que le tourisme contribue au réchauffement de la planète, de nombreuses stratégies existent pour réduire cet impact. L’industrie du tourisme peut jouer un rôle crucial dans l’atténuation du changement climatique en prêtant attention à toutes les facettes du tourisme. Les certificats de durabilité sont principalement axés sur l’hébergement. Cependant, il ne suffit pas de mettre l’accent sur les aménagements. Il est essentiel de soutenir les stratégies de transport à faibles émissions si l’on veut que l’industrie n’émette pas de CO2.

La relation complexe et réciproque entre le changement climatique et le tourisme

Le tourisme représente près de 8 % des émissions mondiales de carbone, diverses activités telles que le transport, l’hébergement, la consommation alimentaire et même la production de souvenirs contribuant à l’empreinte carbone. D’autre part, le changement climatique a un impact significatif sur le secteur du tourisme. Cependant, l’impact du réchauffement climatique sur le tourisme n’est pas aussi positif que certains pourraient le penser. Des recherches récentes menées par le Centre commun de recherche de la Commission européenne suggèrent que le changement climatique pourrait stimuler le tourisme européen. Toutefois, cette perspective est trop simpliste et ne tient pas compte de tendances et d’implications plus larges.

Des questions telles que les différents points de basculement, les migrations climatiques, la pénurie de ressources et les considérations éthiques liées à la promotion de la croissance du tourisme face au changement climatique devraient également être prises en compte. (voir aussi blog)

Les différentes parties du secteur des voyages ont des impacts différents, comme expliqué ci-dessous. Zoom sur certains de ces éléments.

Transport

Le transport est l’élément le plus fondamental du tourisme et constitue également la principale source d’émissions de gaz à effet de serre dans ce secteur. Le transport des touristes représente près de la moitié des émissions globales du tourisme. Les avions et les voitures émettent en moyenne le plus de CO2 par passager-kilomètre, tandis que les bus touristiques, les ferries et les trains en émettent le moins.

Au niveau mondial, les transports émettent environ 24 % de l’ensemble des gaz à effet de serre. Un cinquième de ce chiffre peut être attribué aux activités touristiques.
Entre 2005 et 2016, les émissions des activités touristiques liées au transport ont augmenté de plus de 60 % !

La répartition ci-dessous couvre tous les types de transport. Il serait intéressant de connaître la répartition spécifique dans le secteur des voyages.

Hébergement

Il est important de certifier la durabilité des logements. En effet, l’industrie hôtelière représente environ 1 % des émissions mondiales. Cela comprend non seulement l’hébergement, mais aussi d’autres services tels que le restaurant, le bien-être, etc. Les lodges eux-mêmes représentent moins de 0,5 % des émissions mondiales.
L’impact des transports sur le réchauffement climatique est donc nettement plus important.

Alimentation

La consommation d’aliments pendant les vacances contribue également au réchauffement de la planète. Plusieurs études ont montré que les aliments d’origine animale sont à l’origine d’environ deux fois plus d’émissions que les aliments d’origine végétale. Mais les touristes prennent quand même leur repas, même s’ils seraient restés chez eux. Il serait donc intéressant de comprendre si les voyageurs consomment différemment et ont un impact environnemental différent selon qu’ils sont chez eux ou en voyage.

Souvenirs

La production de souvenirs contribue également au réchauffement climatique. Un produit moyen génère des émissions de carbone équivalant à 6,3 fois son propre poids.

Prévision de l’impact du tourisme en 2030 et 2050

On prévoit que les émissions de CO2 dues au tourisme augmenteront de 25 % d’ici 2030 par rapport à 2016. D’ici à 2050, on estime que 11 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre seront dues au tourisme, ce qui pourrait doubler la quantité actuelle. Cela crée donc d’énormes défis pour l’ensemble du secteur

Conclusion

Il ressort clairement de ce qui précède que la certification des hébergements par Green-key, EU-Ecolabel ou toute autre organisation n’est pas suffisante en soi. Comparez-la à la maison la plus écologique et la plus durable construite en plaine, mais dont le transport est assuré par une voiture crachant du CO2 et des particules. Une maison moins écologique située dans le centre-ville, où les habitants utilisent le vélo ou les transports publics, sera alors beaucoup plus durable.

Les lodges peuvent donc jouer un rôle plus important dans cette histoire. En promouvant les vacances à proximité, les voyages lents et les modes de transport durables, ils peuvent également faire leur part en termes de transport. Si vous avez des stratégies spécifiques pour y parvenir, faites-le nous savoir !

Nous explorerons plus en détail les différents aspects de la durabilité dans le secteur du tourisme dans une série d’articles. Suivez-nous ici 😉

Références